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Le district de navigation de plaisance situé entre la mer Baltique au nord, l’Oder à l’est, l’Elbe à l’ouest, le Havel inférieur au sud-ouest et le canal Spree-Oder au sud-est est probablement l’un des plus vastes d’Europe.

Texte & Photos: Doris et Dr. Lorenzo Guendel

Linssen yacht cruising in North Germany

Sur plus de 2 700 km, des lacs, fleuves et canaux reliés entre eux constituent un réseau compact et inépuisable de voies navigables les plus diverses. Elles traversent principalement les Länder de Berlin, Brandebourg et Mecklembourg-Poméranie occidentale, avec leur imposante part dans l’histoire allemande. Qu’il s’agisse de la Hanse, des nobles Junker de Poméranie occidentale, des rois de Prusse ou encore de l’influence des princesses de Hollande voire de son artisanat. Partout, la culture russe et française ont laissé des traces, et l’empreinte de Vienne aussi est visible. Voilà donc une région incomparable de diversité et richesse artistiques et historiques.
Des métropoles comme Berlin et Hambourg, des grandes villes comme Lübeck, Rostock, Szczecin (Stetin), Oranienburg, Potsdam, Brandebourg et Magdebourg bordent le chemin. L’amateur d’art, le navigateur à la recherche de culture est ici chez lui. Citons à titre d’exemple Potsdam, où l’influence des colonies hollandaise et russe est aujourd’hui encore particulièrement présente. Le féru d’histoire n’a qu’à suivre les traces d’Alexandre de Humboldt ou de Frédéric le Grand à Sans-souci. Les repères défilent jusqu’à l’histoire allemande la plus récente avec, notamment, la conférence de Potsdam au Cecilienhof ou Templin, la ville qui a vu grandir la Chancelière Angela Merkel.
Cette région évoquera enfin Theodor Fontane ou Kurt Tucholski aux passionnés de la littérature allemande. Mais elle a bien d’autres choses encore à offrir.
Des musées, galeries d’art, grandes collections alternent avec des petits ateliers d’artisans, de sorte que l’on peut par exemple observer un forgeron ou un luthier en plein travail dans la citadelle de Spandau. L’histoire régionale aussi y est bien explicitée, ce qui sera particulièrement intéressant et divertissant pour les enfants et les adolescents. Ainsi, le musée de la navigation intérieure à Zehdenick ou le parc Ziegelei à Mildenberg retiendront toute leur attention.
Construit il y a 80 ans, l’élévateur à bateaux Niederfinow est une merveille de l’ingénierie allemande et une expérience exceptionnelle à vivre.
De l’autre côté, on trouve de vastes zones de nature intacte, peuplées de hérons, cormorans, aigles pêcheurs, grues, cigognes, canards et grèbes huppés, mais aussi de martins-pêcheurs que l’on peut admirer dans leur habitat naturel.
Outre la multitude d’oiseaux, on peut aussi y découvrir des animaux que l’on voit moins fréquemment comme des castors, des loutres, des rats musqués, des bisons, des grenouilles, etc. À Waren, les enfants et adolescents apprécieront la formidable présentation de la faune et de la flore locales au Müritzeum.
Des baies d’amarrage paisibles et idylliques invitent à s’attarder ou à se baigner. Les canaux et fleuves sont bordés de petites villes variées qui offrent l’occasion de flâner, faire du shopping ou manger au restaurant. Vous aurez l’embarras du choix car les restaurants, qui proposent une cuisine locale, sont très nombreux par ici.
Les distractions ne manqueront pas non plus, cela va sans dire, à Berlin avec ses innombrables sites culturels, historiques et paysagers.
Les décrire dans le détail dépasserait le cadre de ce récit de voyage.

Now 80 years old, the Niederfinow boat lift Ein_Eisvogel_im_Schweb

C’est au cœur de ce paysage grandiose que nous mettons le cap sur d’autres rivages. À l’instar de Berlin, nous avons déjà exploré la région des lacs au fil des ans. À présent, nous avons envie de tester la catégorie B de notre Linssen 43.9AC « La Cabaña » et de naviguer sur la mer Baltique. Nous effectuons le trajet de Zehdenick à Berlin en parcourant le canal Mälzer et le canal Voss en quelques heures, après quoi nous prenons la direction de l’est, vers l’élévateur à bateaux. À la Marina Marienwerder, Sabine et Lutz Biller nous indiquent un bel emplacement, bien que situé tout derrière dans un coin - je suppose que Lutz veut vérifier que l’équipage de « La Cabaña » maîtrise réellement son bateau. Il observe la manœuvre de très près, mais avec bienveillance. Comme il ne dit rien d’autre, nous pensons qu’il est satisfait. De notre point de vue aussi, nous avons bien accompli notre mission. Nous allons donc chercher notre récompense dans le bistro du port. Après une nuit formidablement calme et un copieux petit-déjeuner à bord, nous nous rendons à l’élévateur à bateaux. Si le passage n’est pas compliqué, il constitue à de nombreux moments un grand événement. Nous passons avec deux bateaux mouche, ce que le grand bassin permet sans problème. La température a terriblement augmenté et atteint 40°C sous le tarp, mais nous ne pouvons pas le retirer sous ce soleil de plomb. Nous ouvrons alors tous les orifices aussi grand que possible et appuyons sur l’accélérateur pour produire du courant d’air. Le soir à Oderberg, les voisins doivent nous trouver un peu bizarres d’être tous assis sous le pont dans le salon. Ils ne peuvent pas savoir en effet que notre climatisation fonctionne à merveille. Elle rafraîchit le salon, mais aussi les deux cabines, ce qui favorise évidemment notre sommeil réparateur. Il y a ici toute une série de bateaux un peu plus gros qui repartent les uns après les autres le lendemain matin, sauf un. C’est finalement notre tour, nous sommes prêts, le réservoir d’eau est plein, les batteries chargées, on peut y aller. Cette journée s’annonce encore très chaude.
Comme les nouvelles concernant le niveau d’eau de l’Oder sont plutôt inquiétantes par cet été si sec, nous décidons de prendre le canal Hohensaarten-Friedrichthal. Pour un canal, il faut dire que le trajet est étonnamment agréable. De part et d’autre, des digues basses autorisent un regard sur l’arrière-pays. Côté est, les zones inondables de l’Oder, côté ouest terres agricoles et forêts.
Nous y apercevons de grandes plantations de tabac, ce qui nous étonne beaucoup. Un peu d’industrie, ancienne et nouvelle, et des localités de petite taille, mais attrayantes. Notre but est d’atteindre Schwedt, ce qui est fait au bout d’environ quatre heures. Nous avons le choix entre un petit port de plaisance, trop plat pour nous, et un port de plaisance plus grand, qui nous propose un très bel emplacement. Nous n’avons aucune hésitation. Ce port aussi est une surprise. Des installations extrêmement soignées, des toilettes et douches extrêmement propres, dans un bâtiment d’une architecture amusante, ainsi qu’un bistro sympathique avec une hôtesse très aimable et polyvalente. En effet, elle s’occupe aussi des emplacements de caravane et du port, de la vente de jetons pour les douches, etc.. Bien que très occupée, elle se montre joyeuse et aimable. Le traditionnel et non moins instructif « snack » sur le quai avec des plaisanciers de l’Oder nous permet de collecter quelques informations utiles pour la suite de notre croisière. Par contre, je n’arrive pas, à mon regret, à acheter un drapeau polonais pour faire honneur au pays qui nous accueille. Il faut encore faire descendre la température avant de pouvoir dormir.
Un délicieux dîner, un ver de bon vin rouge et nous voilà mûrs pour aller au lit.

 

Szczecin

Nous nous réjouissions particulièrement d’atteindre notre prochaine étape, Szczecin. Nous avons entendu toutes sortes de choses différentes concernant les possibilités d’amarrage sur place et nous sommes curieux de savoir ce qu’il en est exactement. Si notre guide est plein d’éloges pour le port situé au cœur de la ville, nous avons lu et entendu des critiques peu convaincantes. Par contre, un port situé un peu plus au nord, au terminus d’une ligne de tram, nous a été recommandé. Nous y allons donc. De magnifiques prairies bordent notre chemin vers Szczecin. Il y a aussi les incontournables sites industriels à l’approche de la ville, puis des chantiers navals remarquables où règne une forte activité. C’est très animé. Puis, nous voyons se dessiner la silhouette de la ville, avec quelques magnifiques bâtiments et deux ponts si bas qu’il nous faut non seulement complètement abaisser le mât, mais aussi le tarp. Distraits par tout cela, nous ne voyons pas le port de la ville situé sur la rive est de l’Oder occidentale. Nous continuons donc, le long d’autres chantiers navals, jusqu’au port de Goclaw. C’est un petit port soigné, qui dispose de tout ce que l’on peut désirer, mais qui reste très simple. Le petit supermarché de l’autre côté de la rue et de la station de tram est idéal. Nous sommes frappés par la gentillesse du personnel qui pourtant, ça nous étonne, ne parle pas allemand. Grâce à l’anglais et à l’aide de quelques gestes, nous réussissons à demander ce que nous voulons et on nous donne les bonnes réponses à tout ce que nous voulons savoir. Un compatriote allemand me vend un drapeau polonais. Szczecin est au programme du lendemain. Le matin, nous prenons le tram pour rejoindre la ville. C’est un modèle ancien qui nous dépose une trentaine de minutes plus tard à Szczecin, complètement secoués, comme si on avait fait de nous un cocktail digne de James Bond.

Notre promenade à travers la ville nous conduit, entre autres, à l’église Saint-Jean, une bâtisse très lumineuse avec un orgue très beau et assez inhabituel. Nous remarquons une construction singulière qui s’avère être l’ancien palais du duc de Poméranie. Il fait toujours terriblement chaud, de sorte que nous allons au café situé dans la petite cour du palais pour y prendre un café et de l’eau. De nos jours, le palais est voué à la musique, à l’art et aux sciences et sert de musée. Alors que nous sommes installés dans la cour, nous entendons jouer un pianiste qui maîtrise bien son art. C’est là aussi que se trouve le bureau d’information pour les touristes. Nous prenons ensuite la direction de la terrasse d’observation Waly Chrobrego, dont notre guide prétend hardiment que c’est l’une des plus belles d’Europe. Nous sommes curieux et devons admettre qu’elle est très belle. La vue est grandiose. Mesurant environ 500 mètres de long et juchée à environ 20 mètres au-dessus de l’Oder, elle offre une vue magnifique sur cette partie de la ville. Derrière nous, il y a une série de beaux bâtiments anciens, l’académie de la marine, le siège de la région (ce qui correspond plus ou moins à un département/une province) et le musée national. À l’ombre de ces bâtiments historiques, sur la terrasse, nous découvrons un restaurant magnifiquement situé (« Columbus ») où nous déjeunons installés aux premières loges. Ce bel endroit propose des plats de grande qualité à des prix raisonnables, en plus d’une vue de rêve. De là, nous apercevons aussi l’immense marina, que nous n’avions pas vue, qui nous paraît presque fantomatique. Nous estimons le nombre d’emplacements à 120, mais nous ne voyons pas un seul bateau !!! Les environs de la marina ne sont pas non plus très chics, et l’accès à la ville de l’autre côté du fleuve est extrêmement compliqué. Nous décidons de jeter un coup d’œil dans ce port sur le trajet du retour.

 

Nous poursuivons notre route. Nous continuons sur l’Oder vers le nord, passons devant le point d’accès au lac Dabie et décidons de nous y engager sur le trajet du retour également. Plus au nord, le chenal bifurque entre l’Oder et le canal Policki, mais nous restons sur l’Oder. Il s’élargit de plus en plus, ses zones inondables en cas de crue sont d’un vert opulent, parsemées de vieux arbres, d’arbustes hauts et de roseaux. Le paradis des oiseaux paraît s’étendre à l’infini. On voit des martins-pêcheurs bleu-gris jaillir en un éclair, mais ils sont si agités que l’on peut à peine les photographier. Nous n’observons plus les hérons cendrés, contrairement à un aigle pêcheur qui fait des rondes au-dessus de nous, mais n’a manifestement pas faim. Du moins, il ne fait pas mine de vouloir chasser. Le trajet sur le tronçon Roztoka Odrzanska, la partie évasée de l’Oder, se déroule sans particularité, mais, par mesure de précaution, nous restons dans le chenal balisé. À hauteur de Trzebiez, la rive s’écarte de plus en plus, la grande lagune se montre sous son meilleur jour. Quand la vue est très bonne, les hauts signaux maritimes (Brama Torowa 4 - 1) sont visibles à distance.

Avec un vent de force 4-5, une houle marquée s’ajoute au cours de l’après-midi, mais ça ne peut pas beaucoup déranger notre Linssen de 20 tonnes. Après nous être demandés dans quel port nous nous arrêterons, nous décidons que ce sera Ueckermünde, et nous ne le regretterons pas. Au SSC Vorpommern, on nous accueille chaleureusement et avec beaucoup de gentillesse. Nous dînons au « Backbord » : repas délicieux, prix adéquats, ambiance parfaite. Nous apprécions la brise toujours rafraîchissante car la chaleur n’a pas cessé. Lorsque nous allumons la climatisation le soir, il s’avère que le fusible du courant de quai ne supporte que 6 ampère, ce qui ne suffit pas. Nous lançons donc brièvement le générateur, rafraîchissons le bateau et nous mettons au lit. Le lendemain matin, nous décidons de passer une journée contemplative à Ueckermünde. Notre prochaine étape est fixée, ce sera le port situé à l’entrée du Peenestrom, mais nous arrivons si tôt que nous décidons de poursuivre notre route. Nous traversons donc ce bras de mer, cap au nord, par la fosse de Moderort. Par ce vent, notre Linssen peine même un peu et nous choisissons de faire une halte à Rankwitz. Ce choix s’avère excellent et nous recommandons chaudement ce charmant port. Outre deux très bons restaurants, il y a une poissonnerie où l’on trouve la pêche du jour et des poissons fumés maison. À côté du joli port et baignant dans cette même agréable atmosphère, il y a cinq maisons de vacances sympathiques. Un bel exemple d’un développement portuaire réussi. La croisière continue, vers le Peenestrom via Wolgast. L’entrée est un peu industrielle, ce qui nous plaît moins, un peu plus au nord, les paysages redeviennent vraiment beaux. Le vent affiche maintenant une force 8, tous les locaux que nous croisons s’en plaignent, ils n’ont jamais vu autant de vent autant de jours d’affilée. Kröslin est notre dernier port, une magnifique marina très soignée en face de Peenemünde. D’ici, on peut faire des excursions à bord du petit bateau mouche. Nous allons à Wolgast, ville industrielle de taille moyenne qui est malheureusement confrontée aux problèmes qui subsistent dans l’Est, comme la fuite de la jeunesse.

 

À Kröslin, nos passagers croisent des connaissances qu’ils n’ont pas vues depuis de nombreuses années, ce qui est l’occasion d’un bavardage convivial à bord, protégés du vent fort (bourrasques d’environ 7 sur l’échelle de Beaufort) par le tarp.
Comme la météo lance encore des alertes vent fort, nous devons abandonner notre destination initiale, Greifswald, et nous contenter d’avoir juste effleuré la mer Baltique.
Nous faisons demi-tour.
Par un soleil radieux, mais du vent encore fort, nous mettons maintenant le cap au sud. Comme prévu, nous nous engageons, un peu avant Szczecin, dans le lac Dabie pour découvrir un paysage idyllique. C’est magnifique. Nous prenons notre temps et, dans la soirée, cherchons un port digne de cet environnement. Dans la marina HOM, à l’extrémité sud du lac Dabie, nous trouvons un emplacement de rêve. Nous sommes accueillis par un Polonais qui parle très bien l’allemand et nous aide gentiment pour les formalités. Pendant ce temps, arrive et s’amarre derrière nous un yacht à moteur magnifiquement restauré. Le propriétaire est polonais, originaire de ce port et incroyablement fier (à raison) du bateau qu’il a restauré. Nos hôtes polonais débarrassent les banquettes de la table en bois brut installée sur le môle pour les remplacer par de confortables chaises de jardin où nous serons plus à l’aise. Quel agréable témoignage d’hospitalité.

C’est avec ce port que je termine mon récit. Le voyage du retour vers Zehdenick s’est déroulé sans particularité. Nous y sommes arrivés sains et saufs 4 jours plus tard, emplis de nouvelles impressions.

 

 

Si un pont en tek constitue une belle et luxueuse finition pour votre yacht, il présente aussi des avantages pratiques certains.

Un pont en tek neuf est de couleur marron. Au bout d’un moment, il se décolore naturellement et passe du brun doré à sa couleur définitive : gris argenté naturel.

Linssen Teakdek onderhoud Linssen Teakdek onderhoud

Avantages de votre pont en tek:

  1. 1 Anti-dérapage
    Le bois de tek est rugueux par nature, qu’il soit sec ou mouillé. Un pont en tek améliore la sécurité à bord, il a de bonnes propriétés anti-dérapantes quelles que soient les conditions météorologiques.
  2. Température du pont
    Lorsque les températures extérieures sont élevées, le pont en tek reste relativement frais, ce qui est très agréable quand on est pieds nus sur le pont.
  3. Action isolante
    D’autre part, le pont en tek a une très bonne action isolante pour l’intérieur.

Entretien de votre pont en tek

Pour bien entretenir le pont en tek, nous recommandons ce qui suit.

Chaque semaine

Pour éviter de salir le pont en tek, rincez-le chaque semaine avec de l’eau douce ou de mer sans produit nettoyant.
Les algues et champignons peuvent se loger dans le bois (le pont prend alors une couleur verdâtre) et rend sa structure plus rêche. 
Étant plus rêche, le pont est plus sensible à l’usure, ce qui peut être évité par un nettoyage du pont une à deux fois par an.

Une à deux fois par an

Pour nettoyer le pont en tek, procédez comme suit :

  • Préparez une solution savonneuse avec 1 % de savon mou (également appelé « savon noir ») dans un seau d’eau tiède.
  • Frottez le pont avec une brosse douce sans appuyer trop fort et dans le sens transversal par rapport au bois ou avec des mouvements rotatifs. 
    Vous éliminerez ainsi les salissures sans endommager le pont.

Outre le nettoyage décrit ci-dessus, nous vous conseillons de faire contrôler votre pont en tek au chantier tous les 5 ans.
Au cours de ce contrôle, nous vérifions s’il est endommagé ainsi que l’état des joints. Au fil du temps, ces derniers peuvent être usés. Il s’agit de les remplacer/réparer à temps afin d’éviter que l’humidité s’introduise entre ou sous les éléments en tek.

Ce qu’il ne faut pas faire

  1. N’utilisez jamais de nettoyeur haute pression pour nettoyer votre pont en tek.
    S’il semble nettoyer rapidement le pont en tek, le nettoyeur haute pression détache les éléments plus mous du bois. La structure devient alors beaucoup plus rêche avec pour conséquence que les salissures se fixent beaucoup plus facilement dans le tek qui s’use vite et devient plus fin.

  2. N’utilisez jamais une brosse dure car elle peut aussi détacher les éléments plus mous du bois par friction.

  3. N’utilisez jamais de nettoyants ménagers autres que le savon mou et surtout pas de liquide vaisselle.

Les autres produits nettoyants contiennent de fortes substances dégraissantes. Celles-ci abîment le bois et peuvent aussi endommager les joints.

D’autre part, le liquide vaisselle est mauvais pour les vernis à bord en raison de son action dégraissante.

Soyez aussi prudents avec les nettoyants tek « professionnels ». Ces nettoyants visent à redonner au tek sa couleur marron d’origine, mais c’est de courte durée. Au bout d’un moment, le tek redevient gris argenté. Ces nettoyants sont généralement à base de produits chimiques puissants.

Tous ces nettoyants sont inadaptés, par exemple parce qu’ils n’ont pas été bien dilués, et, s’ils ne peuvent pas être soigneusement rincés, ils risquent d’endommager d’autres éléments extérieurs comme les vernis et profilés en aluminium de vos fenêtres.

Si vous suivez les consignes d’entretien données, vous pourrez profiter pendant des années de votre pont en tek sans aucun problème.

Linssen Teakdek onderhoud


Construction

La conception et l’épaisseur des éléments en tek, le mode de construction et la manière dont le pont en tek est fixé au support sont des facteurs essentiels pour pouvoir garantir des années durant que vous profiterez pleinement de votre pont en tek. Dans ce domaine, Linssen Yachts dispose d’une grande expérience et a ainsi développé une construction de pont en tek unique et de grande qualité qui a pleinement fait ses preuves au cours des ans.

Ici comme ailleurs, nous l’avons vu souvent : le bon marché est mauvais marché, mais il est généralement trop tard quand on s’en rend compte…

Avez-vous des questions sur l’entretien ?
Quel thème aimeriez-vous voir traité dans la prochaine édition ? Faites-le nous savoir.
Envoyez votre question à info@linssenyachts.com

Une histoire qui remonte à plus de 2 000 ans, des paysages impressionnants, des baies idylliques peu fréquentées et des ports conviviaux, très tranquilles ou au contraire très animés, la Croatie propose tout ce qu’un plaisancier peut désirer. Grâce à notre Grand Sturdy 40.9 Sedan, nous découvrons la Croatie avec un regard complètement neuf !

Texte et photos : Randolf Nott et Renate Thieme

Cruising on a Linssen motoryacht in Croatia

Pour rentrer tout de suite dans le vif du sujet : depuis le début des années 80, nous avons navigué avec différents navires sur la mer Adriatique, mais nous n’avions jamais connu un bateau aussi confortable et sûr ! Le nom de notre bateau, Hippo, est tout à fait approprié sur l’Adriatique, car bien que l’on appelle parfois cette mer « la baignoire », elle peut se révéler très désagréable en cas de bora (un vent froid qui déboule à très grande vitesse des montagnes et qui souffle sur la mer). Dans des circonstances atmosphériques où notre ancien bateau à voile commençait à craquer et où nous nous précipitions sur nos gilets de sauvetage, le Linssen fait honneur à son nom et flotte sans problème sur l’eau comme un gros hippopotame. Mais commençons par le début.

Après un voyage inaugural sur la Meuse, le Waal et le Rhin, le bateau nous a été livré le 6 juin 2013 à Izola (Slovénie), et nous avons pu faire notre premier voyage avec lui : de Izola vers notre port d’attache Šimuni sur l’île croate de Pag. Le trafic maritime est encore assez intense le long de la côte slovène et de l’Istrie, de sorte que nous devons faire très attention afin de contourner les grosses bouées maritimes. Mais après avoir traversé le golfe de Kvarner et quitté la côte de l’Istrie, la navigation devient de plus en plus tranquille en dépit du fait que ce soit la saison des vacances. Nous avons bien entendu mouillé en divers endroits, comme à Rovinj. C’est une ville à l’histoire mouvementée : au deuxième siècle, les Romains l’ont baptisée Ruginium, un nom que les slaves ont remplacé au septième siècle par celui de Rovinj. Elle vaut la peine d’être visitée, car c’est un reflet de son histoire particulièrement riche, avec ses ruelles étroites, les bâtiments de style roman et gothique, des éléments de la Renaissance ainsi que du baroque et de l’époque néoclassique. Un bâtiment que le visiteur ne peut absolument pas manquer est la cathédrale Sainte Euphémie, dont le campanile de 60 m de haut, qui date du XVIIe siècle, est surplombé d’une statue de bronze de Sainte Euphémie, la sainte patronne de Rovinj.

Pula est une ville toute aussi intéressante à visiter, et dont l’histoire remonte à plus de 7 000 ans. La ville a été conquise par les Romains en 177 av. J.-C., et c’est sous l’empereur Auguste que fut construit l’amphithéâtre qui est aujourd’hui l’une des curiosités les plus importantes de l’endroit. Outre l’amphithéâtre, on peut encore admirer le temple d’Auguste, relativement bien conservé, ainsi que les vestiges des murs et des portes de la ville, ainsi que ceux de deux théâtres.

Après un voyage en mer de plus de 14 jours avec plusieurs arrêts au cours duquel non seulement l’histoire nous a intéressés, mais également des baies pittoresques, nous sommes arrivés à notre port d’attache Simuni sur l’île de Pag. Cela fait déjà de nombreuses années que nous nous y sentons comme chez nous. Nous sommes particulièrement attachés à l’atmosphère conviviale de ce port de yachts qui est l’un des plus petits de la côte croate. Pag n’est pas seulement réputé pour ses broderies, qui sont encore aujourd’hui réalisées à la main avec une patience infinie, mais également pour son fromage de brebis fabriqué dans des fromageries qui ont été modernisées en partie grâce aux subventions européennes. C’est dans ces fromageries que l’on traite le lait de toutes les brebis qui vivent sur l’île, ainsi que sur la plupart des îles voisines inhabitées dont le sol semble à première vue n’être composé que de pierres et de gravier. Si vous jetez l’ancre dans l’une des baies de ces îles inhabitées (par exemple l’île de Maun), vous verrez souvent les moutons venir le soir sur la plage pour boire de l’eau de mer. C’est la salinité de l’eau et des herbages qui donnent à ce fromage son goût unique. Un autre élément qu’il faut absolument visiter concerne les oliveraies de plus de 1 500 ans qui se trouvent au nord-ouest de l’île de Pag, près de Lun. Comme sur les autres îles croates, l’huile d’olive est une importante source de revenus.

Cruising on a Linssen motoryacht in Croatia Cruising on a Linssen motoryacht in Croatia

L’île de Pag, qui est à une heure de route environ de Zadar au centre de la Dalmatie, convient très bien comme base de départ pour de courtes ou de longues croisières. Le choix du Sedan « Longtop » – le toit le plus long sur le cockpit – est certainement dû à notre expérience en la matière : un soleil implacable, qui non seulement réchauffe fortement la mer (en juin la température de l’eau de mer peut parfois atteindre 28° C), mais qui peut également être sans pitié pour le pilote et son équipage ! Un bateau idéal donc pour les « gens du Nord » moins habitués au soleil. D’ailleurs, la forme du bateau est assez unique pour la région, et nous nous sommes donc habitués à ce que tous les regards se tournent sur nous dans chaque port que nous visitons. Même les propriétaires de super bateaux doivent reconnaître que le confort à bord d’un Linssen est impressionnant ! Et cela vaut également en cas de gros grains et de circonstances qui sont un défi même pour les navigateurs à voile, et qui obligent les bateaux rapides à aller s’abriter dans un port.

Mais nous en avons assez dit à propos du navire. Pendant notre séjour en Croatie en juin 2014, nous avons pour la première fois fait de petits voyages que nous vous racontons ici. Depuis le port des yachts ACI de Simuni, nous naviguons le long de la ville portuaire de Novalja, ville très animée et très populaire auprès des jeunes touristes, et poursuivons sur un cap de 330° en direction de Rab, le long de l’île de Pag. À tribord, nous voyons les anciennes oliveraies proches de Lun que nous avons déjà évoquées. Proche du littoral, la petite ville endormie de Tovarnele. À hauteur de la bouée, nous changeons notre cap pour le 350°, et nous nous dirigeons directement vers la baie de Cifnata. Le sol sablonneux est l’idéal pour jeter l’ancre, mais pendant la journée la baie est remplie de journaliers qui la quittent le soir à bord de petits bateaux ou bien de bateau-taxis. Il ne nous faut même pas cinq heures pour atteindre cette étape en naviguant de manière très relax à 5,5 nœuds, et nous nous préparons pour la nuit. Nous profitons de la tranquillité de la soirée, et nous levons l’ancre après le petit déjeuner pour nous diriger vers le port de Rab (44° 45‘ N, 14° 46’ E). Nous apercevons déjà de loin les quatre tours caractéristiques de la vieille ville bâtie sur un rocher abrupt. Avant de rentrer dans le port de Rab, toute une armada de petits et de grands bateaux vient à notre rencontre, tel un essaim de mouches. Tous se dirigent vers l’une des plus belles baies de la région pour y nager et y prendre des bains de soleil. Cela fait notre affaire, car nous avons à présent davantage de place dans le port. Le port des yachts se trouve en face du quai du port ordinaire de la ville, et il y a toute la place que l’on veut pour s’y amarrer. Mais moyennant une petite rétribution de 20 kuna/h (environ 2,50 euros), il est également possible de s’amarrer le long du mur du quai du port de la ville. Grâce aux hélices de proue et de poupe du Linssen, l’amarrage ne pose aucun problème ! L’avantage est que l’on est directement dans la vieille ville, et que l’on ne doit pas contourner les épis comme lorsque l’on est dans le port des yachts. La petite ville de Rab a plus de 2 000 ans, et ses petites ruelles et ses nombreuses églises lui donnent une atmosphère tout à fait spécifique. Avec Rovinj et Zadar, elle est considérée comme l’une des trois perles culturelles et historiques de la Croatie du Nord. Il y a beaucoup de restaurants où l’on peut très bien manger, et nous n’en citons ici que deux. Le premier est le « Paradiso », un restaurant qui a beaucoup de style (en langue croate « Restoran »), logé dans l’ancien porche de la ville et du palais Cernato. Il dispose de sa propre galerie de peintures que le propriétaire fait volontiers visiter aux amateurs. La slivovitsj est faite maison, tout comme le vin qui figure au menu. Les objets d’art qui décorent le restaurant et lui confèrent son atmosphère particulière démontrent également que l’art et la gastronomie vont ici de pair.
Un petit restaurant plus rustique est le « Rab », qui est une « konoba », autrement dit une sorte de taverne avec des poutres apparentes et une galerie conviviale, et celle-ci est particulièrement à recommander en raison de sa cuisine excellente à prix modéré. Ce que l’on remarque surtout en Croatie, c’est que la jeune génération préfère parler l’anglais tandis que les Croates plus âgés comprennent davantage l’allemand. Mais d’une manière générale, on peut très bien se faire comprendre partout. Par ailleurs, nous étions cinq à voyager à bord du Linssen, et personne n’a eu le sentiment d’être à l’étroit (ce qui est notamment dû au fait que le cockpit est très spacieux, bien qu’une bâche de protection soit nécessaire en cas de pluie).

Après un bon repas et une visite approfondie de la ville, nous sommes repartis le soir et avons de nouveau passé une nuit dans la baie de Cifnata. Nous avons ensuite poursuivi notre route le matin suivant en suivant le cap de 253° en direction de l’île de Cres. Au cours du voyage, nous avons effectivement été surpris par un « bora » moyennement fort, et il nous a paru plus judicieux de faire un arrêt dans la baie de Toverascica de l’île de Cres, et d’y passer la nuit. Nous l’avons également fait en partie pour épargner nos autres passagers, moins expérimentés. Le jour suivant, nous avons navigué vers le sud-est le long de l’île, pour poursuivre ensuite tranquillement entre les îles de Cres (à tribord) et de Losinj (à bâbord) par le canal de Losinjski en direction de la petite ville d’Osor. À Osor, les îles de Cres et Lošinj sont séparées par un canal de 11 m de large creusé il y a plus de 2 000 ans. Le pont est ouvert deux fois par jour, à 9 heures et à 17 heures. Pour les bateaux en attente, il y a un champ de bouées et un chenal de navigation clairement balisé. Le champ de bouées nous donne l’occasion de nous amarrer et nous nous rendons à terre avec le Zodiac. Notre canot est muni d’un moteur électrique Torpeedo hors-bord de 4 ch qui permet une propulsion tranquille et (presque) sans bruit.

Au temps des Romains, Osor était un lieu stratégique qui comptait environ 20 000 habitants. En effet, le canal d’Osor faisait partie de la voie navigable qui allait d’Aquileia à Salonae. La ville comptait des temples, un forum, des théâtres et des palais, et était entourée de murs épais. Elle était aussi le port d’attache de la marine de Ravennes, et devint un évêché en 530. La ville fut plus tard dévastée par les Sarrasins, et perdit son importance. Aujourd’hui, on n’y trouve plus qu’un village avec à peine une centaine d’habitants, mais avec des vestiges de l’Antiquité qui valent d’être vus.

Cruising on a Linssen motoryacht in Croatia  

Nous poursuivons en mettant le cap à 148° sur l’île d’Ilovik, en passant le long de Losinj (à tribord) et d’Orjule (à bâbord). Au sud-est de Losinj se trouve une petite île inhabitée (Kozjak), que nous laissons à bâbord, pour chercher ensuite à l’ouest de l’île d’Ilovik une baie appropriée pour y jeter l’ancre. Nous trouvons l’endroit de notre nuitée au sud de l’île dans la baie de Pažine, et la journée se termine calmement.

Le lendemain matin, nous avons mis le cap (132°) sur Ugljan. Nous passons au large de Silba (à bâbord) et de Premuda et Ist (à tribord). Au sud de Silba nous avons dû légèrement modifier notre cap afin de bien aborder Sestrunj (tribord) avec les îles Tri Sestrice, et pour atteindre l’île d’Ugljan. Nous nous amarrons dans le port des yachts « Olive Island » près de Sutomiscica où l’on a construit un nouveau port de yachts équipé de toutes les facilités.

Après avoir passé une nuit tranquille et fait l’appoint de nos provisions (eau comprise), nous mettons le cap sur Zadar. Entre Ugljan et Zadar se trouve le canal de Pasmanski que nous parcourons en moins d’une heure, avant de nous amarrer dans le port des yachts de Zadar. Il s’agit d’un port très étroit qui représente un véritable défi pour un bateau de 40 pieds. Le Linssen, un peu lent de par sa construction, n’a eu aucun problème en l’occurrence, entre autres grâce à la combinaison des hélices de proue et de poupe. Ce n’est toutefois pas un port que nous recommandons, car il est très cher et très fréquenté. Pour les quelques heures que nous y sommes restés afin de visiter la ville, on nous a directement porté en compte le tarif complet de 24 heures (y compris l’eau et l’électricité que nous n’avons absolument pas consommées). C’est très inhabituel dans un port de yachts, car la plupart proposent également un tarif pour une demi-journée. Il vaut donc mieux soit y rester une journée entière, soit lui préférer le port des yachts de Borik. Comme nous l’avons déjà dit, la ville de Zadar en elle-même est une véritable perle qu’il faut absolument visiter. Il n’est donc pas étonnant que les navires de croisière AIDA y fassent également escale. Les ferries qui font constamment la navette exigent également de l’espace, et on est donc vraiment content lorsque l’on quitte toute cette agitation (surtout si l’on a passé des jours précédents en toute tranquillité).

Sur le voyage de retour vers l’île de Pag, nous jetons encore une fois l’ancre devant l’île de Vir, et profitons d’un superbe coucher de soleil qui nous fait oublier tout le stress de Zadar.
Après ce voyage, nous sommes convaincus que le Sedan est le bateau idéal pour cette région grâce à son « Longtop ». Après l’adhésion de la Croatie à l’Union européenne, les normes pour les yachts ont également été modifiées. Ce n’est plus la longueur du navire qui est décisive, mais la puissance des moteurs, ce qui nous a valu pour cette année d’avoir un permis de navigation meilleur marché !

Avec notre Hippo, nous naviguons à un régime de 1800 à 1850 tours/min, soit une vitesse de 5,5 à 6 nœuds (consommation de gazole : environ 5 l/heure). C’est peut-être lent en comparaison de la plupart des yachts ici, mais nous avons tout le temps ! On parle partout de retour à la lenteur – eh bien, nous joignons les actes à la parole ! Il s’agit d’un bateau extrêmement fiable, et qui en outre offre une très grande stabilité, même par mer agitée. L’espace à bord est suffisant (même lorsque nous avons de la visite), et nous avons appris à apprécier les espaces de rangement disponibles. Une FRITZ!Box et son stick nous permettent d’être connectés à Internet, et donc au reste du monde. En l’occurrence, nous disposons à bord d’un réseau WLAN stable pour le Smartphone, la tablette et l’ordinateur portable. Nous n’avons toutefois pas pensé à faire installer une antenne extérieure supplémentaire, et cela signifie que nous devons nous débrouiller à présent avec une antenne que nous avons achetée nous-mêmes et qui se fixe avec un pied magnétique, et que nous posons à l’extérieur à travers le toit ouvrant quand nous sommes dans des endroits où la réception est mauvaise. Pour cette région, l’équipement standard devrait comporter une hélice de proue et une hélice de poupe, ainsi qu’un système de pilote automatique. Nous trouvons en outre qu’il est absolument nécessaire que le cockpit puisse être recouvert par une bâche en cas de mauvais temps.

Pour terminer, nous souhaiterions dire que Linssen ne construit pas seulement des bateaux de qualité supérieure, mais propose également un service de première classe. Vous avez ainsi la garantie que les « plus belles semaines de l’année » vous offriront ce que vous en attendez : une détente complète !

Cruising on a Linssen motoryacht in Croatia

Matti Pitkänen a acheté son Linssen Grand Sturdy 34.9 AC « TUR 35 » par l’intermédiaire du distributeur Linssen Proficon, et a décidé de piloter lui-même le yacht depuis le chantier des Pays-Bas à son domicile.

Texte et photos : Matti et Tuula Pitkänen

Le voyage a débuté le 12 mai 2014 à Maasbracht. Pour la première partie du voyage, le yacht a été transporté par camion à Heiligenhafen dans le nord de l’Allemagne, où il a été mis à l’eau le 14 mai.
Le jour suivant, nous avons embarqué des provisions et le voyage a vraiment pu commencer. Nous sommes partis le 15 mai vers midi, et sommes passés peu après sous le pont Fehmarn. Le faible vent du nord-ouest a continué de baisser, et le reste du voyage s’est déroulé à travers la Baltique sous un ciel bleu azur. Un superbe spectacle a été celui des marsouins nageant tout près de nous dans les eaux claires.

En quelques jours, nous poursuivons vers le nord le long des côtes danoises et suédoises. Nous avons jeté l’ancre pour la nuit à Ystad, Karlskrona, Kalmar, Oxelösund, Dalarö et Sandhamn. De là, nous avons entamé la traversée vers notre mère patrie. Le 22 mai - sept jours après notre départ et après avoir parcouru quelque 1 000 kilomètres - nous sommes arrivés sur l’île finlandaise de Kökar, entre la Finlande et la Suède.
L’étape suivante dans le voyage vers Helsinki était un parcours d’environ 235 kilomètres. La température a augmenté, et il faisait un temps agréable avec 27 degrés lorsque nous sommes arrivés à Helsinki.

From Maasbracht to Lake Saimaa on a Linssen motoryacht From Maasbracht to Lake Saimaa on a Linssen motoryacht

Nous y sommes restés deux jours pour des travaux de maintenance et pour nous reposer, mais le 27 mai nous sommes repartis pour la dernière étape. Cette partie du voyage passe par le canal de Saimaa qui commence sur le sol russe et qui est loué à la Finlande. Le dernier arrêt avant la Russie a été l’île de Santio. Les douaniers finlandais ont tout inspecté et contrôlé tous les documents. Le matin suivant, nous avons passé la frontière et emprunté le canal. La mer était particulièrement calme et le dernier tronçon a été franchi sans problèmes. Avant d’entamer la navigation à l’écluse située en Russie, nous avons profité du prix avantageux pour faire le plein, et nous avons été contrôlés par les douaniers russes. Ce contrôle a lui aussi été très rapide, et nous avons pu poursuivre notre route sans tarder. Nous sommes arrivés tard dans la soirée du 30 mai à Lappeenranta après « à peine » 43 km, 8 écluses, et à 76,7 mètres au-dessus du niveau de la mer. Le jour suivant a été celui de l’ultime étape sans problème vers Partakoski, notre port d’attache.

Le « TUR 35 » était chez lui.

From Maasbracht to Lake Saimaa on a Linssen motoryacht

Chaque année, de plus en plus de bateaux battant des pavillons étrangers visitent la Finlande, et beaucoup d’entre eux naviguent sur la Baltique, alors que certains longent la côte finlandaise pour profiter des innombrables îles.

Texte et photos : Ari-Pekka Hildén

Cruising in Finland on a Linssen motor yacht

La Finlande dispose d’un littoral relativement étendu, qui va de Tornio à la frontière suédoise au point le plus au nord du Golfe de Botnie, à la frontière russe au point le plus à l’est du Golfe de Finlande. Les îles Åland se situent à cinquante miles de l’extrémité sud-ouest de la terre ferme.
Ensemble, l’archipel sud-ouest et les îles Åland forment la Mer de l’Archipel. Avec plus de 40 000 îles, il s’agit du plus grand archipel en Europe, et de l’un des plus grands au monde, qui abrite des eaux qui sont un véritable paradis pour la navigation de plaisance.

\La saison de navigation en Finlande commence début mai pour se terminer fin septembre, juin, juillet et août étant les mois de haute saison. Pendant les vacances, certains des ports les plus populaires peuvent être particulièrement fréquentés. La plupart des marinas touristiques ferment à la fin du mois d’août, mais il est aussi possible de mouiller à d’autres moments bien qu’avec des services limités. En Finlande, il est également possible de mouiller dans des ports naturels, et la loi vous autorise à jeter l’ancre, à nager et à vous y reposer, à condition de ne pas déranger les autres, et pourvu que l’accès n’en soit pas interdit pour des raisons de défense nationale ou environnementales. Il va sans dire que vous ne devez pas mouiller trop près d’habitations ou de clubs nautiques privés.
Pendant les mois d’été, les jours sont longs et il ne fait jamais vraiment noir dans l’archipel. La météo est généralement très prévisible, les vents forts sont rares en été, et au pire, il peut faire humide avec des températures de l’ordre de 10º-15º C. Dans le meilleur des cas, les températures estivales peuvent dépasser les 30º C, avec un soleil si fort qu’il est à peine possible de marcher sur le pont à pieds nus. Même par beau temps, des orages peuvent éclater brusquement, mais l’archipel, avec ses milliers d’îles, comporte des eaux protégées où la navigation est sûre, même par mauvais temps.

La plaisance et la navigation sont relativement faciles en Finlande, mais il est toutefois essentiel d’avoir des cartes à jour. Le littoral et l’archipel finlandais sont connus pour receler des bancs de rochers, il est donc conseillé de suivre les routes recommandées. Celles-ci sont bien balisées avec un tirant d’eau garanti.

Traditional boathouses at Lappo, Åland Näsby guest harbour at Houtskär Island, Archipelago Sea 

Il y a beaucoup de choses à faire en plus de profiter de la vie marine et des superbes paysages. L’archipel est riche d’une histoire qui remonte aux chasseurs de phoques qui vivaient dans la région il y a plus de 3 000 ans. À l’époque des Vikings, beaucoup de routes maritimes importantes passaient par la Mer de l’Archipel. La Finlande a fait partie de la Suède jusqu’en 1808 et est ensuite devenue pour plus d’un siècle la partie la plus occidentale de l’empire russe. On retrouve les traces de ces périodes dans les villes et localités et sur les îles de l’archipel, et presque chacune d’elles a son musée ou son exposition traitant de l’histoire locale. Il y a de superbes itinéraires pédestres pour découvrir des lieux historiques et la vie sauvage locale. Les passionnés de la plaisance peuvent se livrer à des loisirs nautiques, mais aussi à d’autres activités comme le tennis et le golf. Mais le point fort de l’archipel de Finlande est sans doute la gastronomie locale et les expériences culinaires que l’on peut découvrir dans beaucoup de petits restaurants et boutiques. Les spécialités locales sont nombreuses, les plus célèbres étant les poissons fumés et le pain local.

Saumon fumé froid et mariné du Restaurant Smakbyn à Kastelholm Åland. Son propriétaire, le chef Michael Björklund, a été élu Chef of the Year tant en Finlande qu’en Suède.


 

La meilleure manière de planifier votre voyage en Finlande est de contacter :
Linssen Yachts Finland
Proficon Marine
Keilaranta 16
FIN 02150 Espoo
T +358 (0)9 25108700
www.proficon.fi
info@proficon.fi

ou le club des propriétaires Linssen en Finlande à l’adresse linssenownersfinland@gmail.com

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